Nos 4 pieds nickelés, Didier, Albert, Marc et le petit dernier, Andry, sont donc dans la capitale mozambicaine, enfermés dans un hotel étoilé de Maputo pendant au moins 4 jours, à charge de trouver un accord ou plutôt un compromis pour sortir de la crise politique actuelle qui sévit à Madagascar.
Didier ne veut pas du pouvoir ; il veut simplement rentrer au pays après 7 ans d'exil parisien retrouver ses biens et couler une retraite paisible. Du moins c'est ce qu'il dit.
Albert, lui non plus, ne veut pas du pouvoir. mais même s'il le voulait, il ne pourrait pas. A son époque, il était le président sans pouvoir, phagocité par un régime parlementaire. C'est pour cela qu'il passe pour un sage.
Marc, de son côté ne veut pas lâcher l'affaire. Il veut retrouver le pouvoir et ne digère toujours pas d'avoir été évincé par le petit Andry. Trop sûr de lui et étant persuadé d'avoir tout verrouillé, il n'a rien vu venir.
Quant au petit prodige, Andry, il veut garder jalousement le pouvoir. Pour autant, il change d'avis comme de chemise : un jour il n'est pas contre le retour de Marc, un autre jour, il l'accuse de tous les maux et ne veut pas en ententre parler. Un jour, il veut négocier, un autre il ne veut plus. A en croire certains, il serait la marionnette d' une nébuleuse de vieux politiciens revanchards. Sans compter une partie de l'armée qui l'avait appuyé lors de sa prise de pouvoir.
Quant au maître des cérémonies, Joachim Chissano, il rappelle que sans accord politique "inclusif" aboutissant à des prochaines élections présidentielles, le pouvoir ne sera pas reconnu par la communauté internationale, avec les conséquences que cela comporte pour un pays pauvre et déjà isolé par sa situation géographique.
read more “LE CONCLAVE DE MAPUTO”